Lévitique
Les mitsvot de Be’houkotaï
D’après le Séfer HaHinoukh · un Lévite de Barcelone
Mitsvot dans la paracha: 12 Positives: 7 Négatives: 5
- 350
La mitsva de donner l’estimation d’une personne fixée par la Torah
Positive Lévitique 27:2
L’homme ne partage quelque chose avec les êtres supérieurs que par la faculté de la parole, la partie la plus noble de lui-même, celle qui est appelée en lui âme vivante, comme la traduit Onkelos : un esprit doué de parole. Si l’homme corrompt cette partie, son corps demeure comme mort. C’est pourquoi l’homme doit tenir sa parole, et à plus forte raison ce qu’il prononce pour le Ciel, comme les consécrations et la tsédaka.
- 351
Ne pas échanger un animal consacré contre un autre
Négative Lévitique 27:10
Celui qui a consacré un animal comme sacrifice n’a pas le droit de l’échanger contre un autre, afin d’ancrer dans nos cœurs la révérence envers ce qui est saint. Ce qui a été sanctifié demeure dans sa sainteté pour toujours, et nul ne doit songer à l’en dépouiller. Et le Rambam a ajouté que la Torah a sondé la nature humaine jusqu’au bout - il est dans la nature de l’homme de ménager son bien, et s’il lui était permis d’échanger, il échangerait le bon contre le mauvais.
- 352
La mitsva de l’échange d’un animal consacré : les deux sont saints
Positive Lévitique 27:10
D.ieu a voulu placer dans le cœur des hommes la crainte envers tout ce qui touche au sacré, et c’est pourquoi ce qui a été sanctifié reste saint pour toujours. Celui qui vient par sa parole le dépouiller de sa sainteté voit son acte se retourner contre lui, et la sainteté s’étend et saisit les deux animaux. Et le Rambam a ajouté que l’homme pourrait regretter sa consécration et chercher à échanger une bonne bête contre une moins bonne, aussi la Torah lui a-t-elle fermé la porte.
- 353
La mitsva de donner pour un animal consacré l’estimation du cohen
Positive Lévitique 27:11
Celui qui voue la valeur d’un animal au Temple donne selon l’estimation du cohen et pas moins, car on ne doit pas mentir dans ce que l’on a promis au Ciel de sa bouche. La faculté de la parole est la partie la plus noble de l’homme, par laquelle il ressemble aux êtres supérieurs, c’est pourquoi l’homme doit tenir sa parole, et à plus forte raison ce qu’il a prononcé pour le Ciel.
- 354
La mitsva de donner pour une maison consacrée l’estimation du cohen, plus un cinquième
Positive Lévitique 27:14
Comme pour l’échange d’un sacrifice, D.ieu a voulu, pour notre bien, placer dans le cœur des hommes la crainte envers ce qui est consacré. Dans Sa bonté, Il a permis de racheter ce qui a été consacré, mais Il a ordonné d’ajouter un cinquième au rachat, afin que l’homme se garde de diminuer en quoi que ce soit la valeur due au sanctuaire.
- 355
La mitsva de donner pour un champ consacré l’estimation fixée par la Torah
Positive Lévitique 27:16
L’auteur du Hinoukh ne donne pas ici de racine particulière, et elle semble être celle des autres lois d’estimations et de consécrations. L’homme doit tenir ce qu’il a prononcé pour le Ciel, et la crainte envers ce qui est consacré exige de le racheter à sa pleine valeur. Et la Torah a fixé une seule valeur pour tout champ, bon ou mauvais, afin qu’il n’y ait pas de place pour la ruse et la diminution.
- 356
Ne pas faire passer ce qui est consacré d’un sacrifice à un autre
Négative Lévitique 27:26
Cette interdiction aussi vient ancrer dans le cœur la crainte envers ce qui est saint. Ce qui a été consacré pour un sacrifice reste voué à sa destination, et l’homme ne peut à son gré changer sa sainteté pour un autre sacrifice, comme si le sacré était entre ses mains.
- 357
La mitsva du ’hérem pris sur ses biens, qui revient aux cohanim
Positive Lévitique 27:28
Le peuple d’Israël a été choisi pour le service de D.ieu, et il se tient sous la providence directe du Saint béni soit-Il, sans intermédiaire d’ange ni d’astre, si bien que tant qu’il est attaché à la Torah, la bénédiction repose sur lui. Celui qui prononce une parole de ’hérem, d’interdit, sur ses biens ne peut les faire sortir du domaine de la bénédiction, car tout ce qu’Israël possède appartient à D.ieu. Mais puisque son intention est de retirer la chose de sa possession, on accomplit sa volonté, et elle retourne en la possession de son Maître et devient sainte, donnée aux cohanim.
- 358
Ne pas vendre une terre vouée en ’hérem, mais la donner aux cohanim
Négative Lévitique 27:28
La racine de cette mitsva est la même que celle de la précédente. Tout ce qu’Israël possède est la part de D.ieu, et celui qui a frappé ses biens d’interdit ne peut les faire sortir du domaine de la bénédiction. C’est pourquoi le bien voué n’est pas vendu, mais donné aux cohanim, serviteurs de D.ieu, et retourne ainsi en la possession de son Maître.
- 359
Ne pas racheter un champ voué en ’hérem
Négative Lévitique 27:28
Cette racine a été expliquée à la mitsva précédente. Ce qu’un homme a voué par interdit de ses biens retourne en la possession de D.ieu et devient saint pour les cohanim, c’est pourquoi les propriétaires ne peuvent pas le racheter. Ainsi s’accomplit son intention de retirer la chose de sa possession, et elle demeure à D.ieu et à Ses serviteurs.
- 360
La mitsva de la dîme annuelle du bétail pur
Positive Lévitique 27:32
D.ieu voulait que tout Son peuple s’occupe de la Torah, mais Il savait que la plupart des hommes sont attirés par les besoins du corps et ne persévèrent pas dans l’étude. C’est pourquoi Il a ordonné de monter la dîme du bétail à Jérusalem, lieu de la Torah et du Sanhédrin, car l’homme est attiré là où se trouve son bien, et là étudiera le maître de maison ou l’un de ses fils. Ainsi, dans chaque maison d’Israël, il y aura quelqu’un qui connaît la Torah et l’enseignera à toute sa maisonnée, et la terre sera remplie de la connaissance de D.ieu.
- 361
Ne pas vendre la dîme du bétail, mais la manger à Jérusalem
Négative Lévitique 27:33
La racine de cette mitsva est la même que pour la dîme du bétail - la dîme doit monter à Jérusalem et y être mangée, afin que ses propriétaires viennent au lieu de la Torah et en apprennent. C’est pourquoi il nous a été ordonné de ne la vendre d’aucune façon, mais qu’elle parvienne en tout cas à Jérusalem.