Les mitsvot de la Torah, paracha par paracha

Lévitique

Les mitsvot de Emor


D’après le Séfer HaHinoukh · un Lévite de Barcelone

Mitsvot dans la paracha: 63 Positives: 24 Négatives: 39

  1. 263

    Qu’un cohen ordinaire ne se rende pas impur au contact d’un mort, hormis les proches nommés dans l’Écriture

    Négative Lévitique 21:1

    Les cohanim ont été choisis pour le service de D.ieu, comme il est dit : ils seront saints pour leur D.ieu ; c’est pourquoi l’Écriture les a éloignés du mort, dont l’impureté est la plus grave de toutes. Lorsque l’âme intelligente quitte le corps, il ne reste que la matière, qui de son vivant a aussi entraîné l’âme à la faute ; il convient donc aux serviteurs de D.ieu de s’en tenir éloignés. Mais pour leurs proches cela leur a été permis, car les voies de la Torah sont des voies agréables, et elle n’a pas voulu les empêcher de pleurer leur mort et d’épancher leur cœur.

  2. 264

    La mitsva pour les cohanim de se rendre impurs pour leurs proches, et avec elle le deuil de chacun en Israël pour ses six proches

    Positive Lévitique 21:3

    L’homme est façonné par les actes qu’il accomplit ; aussi, lorsque le deuil d’un proche le frappe, la Torah l’oblige à des gestes de deuil qui fixent sa pensée sur ce qui lui est arrivé. Il réfléchira ainsi que D.ieu n’envoie pas la peine aux hommes sans raison, et il sera éveillé au repentir et à l’amendement de ses actes. La mitsva arrache aussi de nos cœurs l’opinion des négateurs, qui attribuent la mort de l’homme au simple hasard, comme celle d’une bête.

  3. 265

    Qu’un cohen qui s’est immergé ce jour-là ne serve pas avant le coucher du soleil

    Négative Lévitique 21:6

    Le cohen est l’envoyé entre Israël et leur Père céleste, et par son service et ses offrandes l’homme trouve grâce devant son Créateur et sa faute est expiée. Il doit donc être parfaitement pur au moment du service, et peut-être le reste de l’impureté ne le quitte-t-il qu’au coucher du soleil. D.ieu seul sait quand celui qui a été impur est digne de revenir à Son service, et Il nous a fait savoir que ce moment est le coucher du soleil.

  4. 266

    Qu’un cohen n’épouse pas une femme débauchée

    Négative Lévitique 21:7

    Les cohanim ont été choisis pour le service constant de D.ieu ; il convient donc qu’ils soient plus saints et plus purs que le reste du peuple en toutes choses, et surtout dans le mariage, qui est central dans la vie de l’homme. Une femme dont les voies ne sont pas droites pourrait détourner son cœur de son bon chemin et de sa juste intention. De plus, cela porte atteinte au cohen et lui fait honte, car les gens parlent de son passé.

  5. 267

    Qu’un cohen n’épouse pas une ’halala

    Négative Lévitique 21:7

    Cet interdit découle de la même racine que celui de la femme dévergondée. Les cohanim ont été choisis pour le service de D.ieu et doivent être plus saints que le reste du peuple, surtout dans le choix de leur épouse, car les pensées d’un homme sont toujours liées à elle. La Torah leur a donc interdit une femme dont la sainteté sacerdotale a été entamée, afin que leur pureté et leur dignité n’en soient pas atteintes.

  6. 268

    Qu’un cohen n’épouse pas une divorcée

    Négative Lévitique 21:7

    Cet interdit aussi découle de la racine de l’interdit de la femme dévergondée. Les cohanim, choisis pour le service constant de D.ieu, doivent être plus saints et plus purs que le reste du peuple, surtout dans leur mariage, central dans la vie de l’homme et dans ses pensées. La Torah a donc été plus exigeante envers eux qu’envers le reste du peuple dans le choix d’une épouse.

  7. 269

    La mitsva de sanctifier la descendance d’Aharon

    Positive Lévitique 21:8

    Honorer les serviteurs d’un maître fait partie de l’honneur dû au maître, et lorsque nous honorons les cohanim en tout temps, la gloire et la grandeur de D.ieu sont rappelées et ancrées dans notre cœur. Et par le mérite de cette pensée pure et de cette bonne volonté, Sa bénédiction reposera sur nous, car Il désire bénir Ses créatures.

  8. 270

    Que le grand prêtre n’entre pas dans la tente où se trouve un mort

    Négative Lévitique 21:11

    Les cohanim, qui accomplissent sans cesse l’œuvre de D.ieu, doivent se tenir loin de l’impureté ; mais la Torah a permis au simple cohen de se rendre impur pour ses proches par compassion, afin qu’il puisse épancher son cœur sur eux. Le grand prêtre, mis à part comme saint des saints, a l’âme si attachée aux hauteurs qu’il s’élève au-dessus de la nature humaine ordinaire et des affaires de ce monde. La Torah ne lui a donc jamais permis de se rendre impur, pas même pour ses proches.

  9. 271

    Que le grand prêtre ne se rende impur pour aucun mort

    Négative Lévitique 21:11

    La raison est celle de l’interdit précédent, qui défend au grand prêtre d’entrer sous le toit d’un mort, car les deux interdits sont une seule et même chose. Le grand prêtre est mis à part comme saint des saints, son âme attachée au service de D.ieu plus que celle de tout homme ; la Torah l’éloigne donc de toute impureté du mort, même de celle de ses proches.

  10. 272

    La mitsva pour le grand prêtre d’épouser une jeune fille vierge

    Positive Lévitique 21:13

    Ce qu’il y a de meilleur en l’homme est une pensée pure et nette, car les actes du corps suivent les pensées. Il convient donc que le grand prêtre, le grand serviteur, s’attache à une femme qui n’a jamais porté sa pensée sur un autre homme que lui. Ainsi les enfants que D.ieu lui donnera d’elle seront purs et nets et dignes du service sacré.

  11. 273

    Que le grand prêtre n’épouse pas une veuve

    Négative Lévitique 21:14

    Dans le mariage avec une veuve, des pensées étrangères peuvent survenir, car le souvenir de son premier mari peut accompagner la femme. Le grand prêtre, dont on exige une pensée plus pure et plus entière que de tout homme, doit épouser une femme dont le cœur lui est tout entier donné ; c’est pourquoi la veuve lui a été interdite.

  12. 274

    Que le grand prêtre n’ait pas de relation avec une veuve

    Négative Lévitique 21:15

    La raison de cet interdit est celle du précédent, qui défend au grand prêtre d’épouser une veuve. Une union avec une veuve peut entraîner des pensées étrangères, et de celui qui est mis à part comme saint des saints on exige une pensée pure et entière en toutes choses, surtout dans la vie conjugale.

  13. 275

    Qu’un cohen atteint d’un défaut ne serve pas au Temple

    Négative Lévitique 21:17

    Les actes des hommes sont reçus par ceux qui les voient selon le rang de leur auteur, et celui qui est de belle apparence et bon dans ses actes trouve grâce en tout ce qu’il fait. Il convient donc que l’envoyé dont dépend l’expiation soit entier et avenant en tout, afin que les pensées du peuple soient entraînées à sa suite. Et peut-être aussi l’intégrité de sa forme fait-elle allusion à des choses dont la contemplation purifie l’âme, et un défaut pourrait distraire celui qui contemple.

  14. 276

    Qu’un cohen atteint d’un défaut passager ne serve pas

    Négative Lévitique 21:21

    La raison est celle de l’interdit précédent concernant le cohen porteur d’un défaut permanent. L’envoyé dont dépend l’expiation doit être entier dans sa forme au moment de son service, afin que les pensées du peuple soient entraînées à sa suite sans se disperser ; c’est pourquoi même un défaut passager le rend inapte tant qu’il le porte.

  15. 277

    Que celui qui a un défaut n’entre pas dans le sanctuaire

    Négative Lévitique 21:23

    La mitsva vient accroître l’honneur et la splendeur de la Maison. Le Temple est le lieu de la perfection ; il ne convient donc pas que s’y tienne celui qui porte un manque. Et lorsque l’élévation de la Maison grandit à nos yeux, nos cœurs sont d’autant plus éveillés à la crainte de D.ieu et à Son service.

  16. 278

    Qu’un cohen impur ne serve pas

    Négative Lévitique 22:2

    Pour l’honneur de la Maison et l’élévation du service, on en écarte tout ce qui n’est pas digne de sa grandeur et de son importance. Et l’élévation de l’homme en état de pureté est connue de toute personne sensée ; il ne convient donc pas qu’un cohen impur serve devant D.ieu.

  17. 279

    Qu’un cohen impur ne mange pas de térouma

    Négative Lévitique 22:4

    La mitsva vient grandir et rendre précieux dans le cœur de chacun tout ce qui est saint. Lorsque la nourriture sainte n’est mangée qu’en état de pureté, son élévation se révèle, et en chérissant les choses saintes l’homme est éveillé à la crainte de D.ieu et à Son service.

  18. 280

    Qu’aucun profane ne mange de térouma

    Négative Lévitique 22:10

    Ici aussi, la raison est de grandir l’honneur du sacré dans le cœur de l’homme. Il fait partie de l’élévation de la térouma que seuls les serviteurs de D.ieu et leur maisonnée la mangent, sans la partager avec d’autres, de sorte qu’il apparaisse qu’elle est une part réservée à ceux qui servent D.ieu.

  19. 281

    Que le résident et le salarié d’un cohen ne mangent pas de térouma

    Négative Lévitique 22:10

    La racine de cette mitsva est incluse dans l’interdit fait au non-cohen de manger la térouma. Le résident et le salarié du cohen ne sont pas acquis par son argent et ne font pas partie de sa maison ; ils sont donc considérés comme étrangers à cet égard, et la térouma est réservée à la seule maisonnée du serviteur de D.ieu.

  20. 282

    Qu’un incirconcis ne mange pas de térouma

    Négative Lévitique 22:10

    L’incirconcis est considéré comme un étranger, car il n’est pas entré avec Israël dans l’alliance de la circoncision, qui est une grande chose. Écarter l’étranger de la térouma et les impurs des choses saintes relève d’une même racine - grandir et rendre précieux dans le cœur de l’homme tout ce qui est saint.

  21. 283

    Qu’une ’halala ne mange pas de choses consacrées

    Négative Lévitique 22:12

    Ici aussi, la racine est de grandir l’honneur du sacré, qui ne doit être mangé que par les serviteurs de D.ieu et leur maisonnée. La fille de cohen dont la sainteté sacerdotale a été entamée, ou qui a épousé un homme qui n’est pas cohen, a quitté la maison sacerdotale ; il lui est donc interdit de manger des choses saintes.

  22. 284

    Ne pas manger de tével

    Négative Lévitique 22:15

    Le tével est une récolte dont on n’a pas encore prélevé les téroumot et les dîmes, de sorte que la part sainte y est mêlée. Celui qui en mange traite le sacré comme une chose profane ; cela a donc été interdit, afin de grandir dans le cœur de l’homme l’honneur des choses saintes et d’y ancrer la crainte révérencielle à leur égard.

  23. 285

    Ne pas consacrer à l’autel des animaux atteints d’un défaut

    Négative Lévitique 22:20

    De même qu’il ne convient pas à celui qui porte un défaut d’entrer dans le sanctuaire, lieu de la perfection, il ne convient pas de consacrer à l’autel un animal porteur d’un défaut. L’offrande est destinée à éveiller la pensée de l’homme vers D.ieu, et le cœur s’éveille davantage devant ce qui est précieux et entier que devant ce qui est médiocre et abîmé.

  24. 286

    La mitsva d’offrir un sacrifice sans défaut

    Positive Lévitique 22:21

    Les offrandes viennent éveiller la pensée de l’homme et la diriger vers D.ieu, car l’homme est façonné par les actes qu’il accomplit. L’offrande doit donc être sans défaut, puisque le cœur ne s’éveille pas devant une chose médiocre comme devant une chose précieuse et entière en son genre.

  25. 287

    Ne pas infliger de défaut aux animaux consacrés

    Négative Lévitique 22:21

    Celui qui inflige un défaut aux animaux consacrés les traite avec mépris. Or, lorsque l’honneur du Temple, de ses serviteurs et de ses offrandes devient précieux dans le cœur des hommes, leur cœur est d’autant plus éveillé à la crainte de D.ieu et à Son service ; tout ce qui porte mépris au sacré a donc été interdit.

  26. 288

    Ne pas asperger sur l’autel le sang d’un animal atteint d’un défaut

    Négative Lévitique 22:22

    Cet avertissement est du même ordre que l’interdit d’infliger un défaut aux animaux consacrés. Offrir sur l’autel un animal porteur d’un défaut est un mépris envers le sacré, et lorsque l’honneur du Temple et de ses offrandes devient précieux dans le cœur des hommes, leur cœur est d’autant plus éveillé au service de D.ieu.

  27. 289

    Ne pas égorger en sacrifice un animal atteint d’un défaut

    Négative Lévitique 22:22

    Cet interdit aussi vient préserver l’honneur des offrandes et du Temple. Abattre comme offrande un animal porteur d’un défaut est un mépris envers le sacré, et l’offrande, destinée à éveiller le cœur de l’homme vers D.ieu, doit être entière et précieuse.

  28. 290

    Ne pas brûler sur l’autel les graisses d’animaux atteints d’un défaut

    Négative Lévitique 22:22

    La raison est celle des autres interdits d’offrir un animal porteur d’un défaut. Faire fumer sur l’autel des parties d’un tel animal est un mépris envers le sacré et envers l’autel, et la Torah veut que l’honneur du Temple et de ses offrandes devienne précieux dans le cœur de l’homme et l’éveille au service de D.ieu.

  29. 291

    Ne castrer aucun être vivant

    Négative Lévitique 22:24

    D.ieu a créé Son monde dans une perfection achevée et a voulu que les êtres vivants croissent et se multiplient afin que les espèces se maintiennent, car la mort ne cesse de les réduire. Celui qui détruit la faculté de reproduction montre donc en son âme qu’il est comme dégoûté de l’œuvre du Créateur et désire la ruine de Son monde bon.

  30. 292

    Ne pas offrir un animal atteint d’un défaut reçu de la main d’un étranger

    Négative Lévitique 22:25

    La racine de la mitsva est l’honneur de la Maison, comme dans l’interdit d’infliger un défaut aux animaux consacrés. Une offrande porteuse d’un défaut est un mépris envers le sacré même lorsqu’elle vient de la main d’un non-Juif ; on ne l’accepte donc pas, afin que l’honneur du Temple et de ses offrandes demeure précieux dans le cœur de chacun.

  31. 293

    La mitsva que le sacrifice soit âgé d’au moins huit jours

    Positive Lévitique 22:27

    L’homme est façonné par ses actes ; il lui a donc été ordonné que les actes par lesquels il redresse sa voie soient aussi complets que possible. Il fait partie de la perfection de l’offrande qu’elle ait au moins huit jours, car avant cela le petit n’est bon à rien, et personne ne le désire ni pour la nourriture, ni pour le commerce, ni comme présent.

  32. 294

    Ne pas égorger le même jour une bête et son petit

    Négative Lévitique 22:28

    La mitsva enseigne que la providence de D.ieu sur les espèces animales s’exerce sur l’espèce entière, et que grâce à elle les espèces subsistent à jamais sans disparaître. C’est pourquoi il nous est défendu d’abattre l’arbre avec ses branches, en allusion à cela. De plus, la mitsva ancre dans nos âmes la compassion et éloigne la cruauté : bien que nous ayons été autorisés à manger des animaux, il nous a été interdit d’abattre la mère et son petit le même jour.

  33. 295

    Ne rien faire qui profane le Nom du Ciel parmi les hommes

    Négative Lévitique 22:32

    L’homme n’a été créé que pour servir son Créateur ; il doit donc veiller à ce que rien de ce qu’il fait ne diminue l’honneur de D.ieu aux yeux des hommes. Celui qui rejette en public les mitsvot de D.ieu, ou qui faute uniquement par provocation, profane le Nom du Ciel - tout le contraire du but pour lequel il a été créé. Et même un homme respecté doit se garder de tout acte qui paraît indigne de lui aux yeux du public, car les gens apprennent de ses actes.

  34. 296

    La mitsva de sanctifier le Nom

    Positive Lévitique 22:32

    L’homme n’a été créé que pour servir son Créateur, et un serviteur qui n’est pas prêt à se donner pour le service de son maître n’est pas un bon serviteur. Des hommes donnent leur vie pour des maîtres de chair et de sang - à plus forte raison convient-il de donner sa vie pour les mitsvot du Roi des rois, le Saint, béni soit-Il.

  35. 297

    La mitsva de se reposer le premier jour de Pessa’h

    Positive Lévitique 23:7

    La mitsva a pour but qu’en ce jour de fête nous méditions sur le miracle qui nous y a été fait, et que nous louions et glorifiions en notre cœur D.ieu qui a fait pour nous des miracles en ce temps-là. Celui qui est accaparé par son travail n’a le loisir de penser à rien ; c’est pourquoi la Torah a ordonné de chômer ce jour-là.

  36. 298

    Ne pas faire de travail le premier jour de Pessa’h

    Négative Lévitique 23:7

    Le repos du travail a pour but qu’Israël se souvienne des grands miracles que D.ieu a faits pour eux et pour leurs pères, qu’ils en parlent et les racontent à leurs enfants et petits-enfants. Si le travail était permis, chacun se tournerait vers ses affaires et l’honneur de la fête serait oublié. De plus, grâce au repos, le peuple se rassemble dans les synagogues et les maisons d’étude pour entendre des paroles de Torah ; c’est pourquoi Moché a institué qu’à chaque fête on en expose les sujets.

  37. 299

    La mitsva des sacrifices additionnels des sept jours de Pessa’h

    Positive Lévitique 23:8

    L’homme est façonné par ses actes, car sa pensée ne s’attache à une chose que par l’action. D.ieu nous a donc ordonné d’accomplir un acte particulier en l’honneur du jour, afin que par lui nous portions notre cœur vers la grandeur et la sainteté du jour, et vers les miracles et les bienfaits que D.ieu nous a accordés en ce temps.

  38. 300

    La mitsva de se reposer le septième jour de Pessa’h

    Positive Lévitique 23:8

    Le repos du septième jour de Pessa’h, comme celui du premier, a pour but que nous soyons libérés des affaires du monde et puissions méditer sur les miracles que D.ieu a faits pour nous en ce temps. Celui qui est accaparé par son travail n’a pas le loisir d’y penser, et en un jour de repos le peuple se rassemble pour entendre des paroles de Torah et raconter à ses enfants les merveilles de D.ieu.

  39. 301

    Ne pas faire de travail le septième jour de Pessa’h

    Négative Lévitique 23:8

    La racine de cette mitsva est celle de l’interdit du travail le premier jour de Pessa’h. Lorsque l’homme se repose de ses affaires, il est libre de se souvenir des grands miracles que D.ieu a faits pour nos pères et de les raconter à ses enfants ; si le travail était permis, chacun se tournerait vers ses affaires et l’honneur de la fête serait oublié.

  40. 302

    La mitsva de l’offrande de l’Omer d’orge

    Positive Lévitique 23:10

    La mitsva a pour but que nous méditions sur la grande bonté que D.ieu accorde à Ses créatures en leur renouvelant d’année en année le grain pour leur subsistance. Il convient donc que nous Lui en offrions avant d’en profiter, et lorsque nos actes nous rendront dignes de bénédiction, notre récolte sera bénie. L’Omer vient le deuxième jour de Pessa’h et non le premier, pour ne pas mêler une joie à une autre, car le premier jour est consacré au souvenir de la sortie de l’esclavage vers la liberté.

  41. 303

    Ne pas manger du pain de la nouvelle récolte avant la fin du seize Nissan

    Négative Lévitique 23:14

    Le grain est la nourriture principale des hommes ; il convient donc d’en offrir un sacrifice à D.ieu qui l’a donné, avant que Ses créatures n’en profitent. Cela ressemble à ce qu’ont dit les sages, que celui qui jouit de ce monde sans bénédiction est comme s’il détournait un bien sacré, et tout cela afin que nous nous rendions dignes de recevoir Son bien.

  42. 304

    Ne pas manger de grain grillé de la nouvelle récolte avant ce jour

    Négative Lévitique 23:14

    Cette mitsva est en tout semblable à l’interdit de manger de la nouvelle récolte avant l’offrande de l’Omer. Il convient d’offrir à D.ieu du grain, nourriture principale de l’homme, avant d’en profiter sous quelque forme que ce soit, même grillé, afin de rappeler Sa bonté et de devenir dignes de recevoir Son bien.

  43. 305

    Ne pas manger d’épis frais de la nouvelle récolte avant ce jour

    Négative Lévitique 23:14

    Cette mitsva aussi partage la racine de l’interdit de manger de la nouvelle récolte avant l’Omer. Avant de profiter du grain, même sous forme d’épis frais grillés, il convient d’en offrir à D.ieu qui l’a donné, afin de reconnaître Sa bonté et de se rendre digne de la bénédiction.

  44. 306

    La mitsva de compter l’Omer

    Positive Lévitique 23:15

    La Torah est l’essence d’Israël ; c’est pour elle qu’ils ont été délivrés d’Égypte, afin de la recevoir au Sinaï - tel était leur bien suprême, plus grand que la liberté elle-même. Il nous a donc été ordonné de compter depuis le lendemain du premier jour de Pessa’h jusqu’au jour du don de la Torah, pour montrer en nos âmes notre grand désir de ce jour tant attendu, comme un esclave qui compte les jours jusqu’à sa libération. C’est pourquoi nous comptons les jours écoulés et non ceux qui restent, car ainsi se manifeste le désir ardent d’atteindre ce jour.

  45. 307

    La mitsva de l’offrande nouvelle de blé à Chavouot

    Positive Lévitique 23:16

    Comme pour l’Omer, nous offrons ici aussi à D.ieu de la nouvelle récolte, afin de nous souvenir de Sa bonté avant d’en profiter. L’offrande de l’Omer vient en farine d’orge, tandis que les deux pains viennent du blé sous forme de pains, car le blé est la nourriture de l’homme, et il convient de le préparer sous la forme dont l’homme jouit et se nourrit. Et plus l’offrande est précieuse et bien préparée, plus le cœur de l’homme s’éveille à elle.

  46. 308

    La mitsva de s’abstenir de travail à Chavouot

    Positive Lévitique 23:21

    Le repos d’un jour de fête a pour but que nous soyons libérés des affaires du monde, que nous nous souvenions du bien que D.ieu nous a fait en ce temps et le racontions à nos enfants. Grâce au repos, le peuple se rassemble dans les synagogues et les maisons d’étude pour entendre des paroles de Torah ; si le travail était permis, chacun se tournerait vers ses affaires et l’honneur de la fête serait oublié.

  47. 309

    Ne pas faire de travail le jour de Chavouot

    Négative Lévitique 23:15

    La racine de cette fête est évoquée dans la mitsva du compte de l’Omer. La Torah est l’essence d’Israël, c’est pour elle qu’ils ont été délivrés d’Égypte, et ce jour, où la Torah a été donnée, est le jour tant attendu vers lequel nous comptons depuis Pessa’h. Il convient donc de s’y abstenir de tout travail, afin d’être libres pour l’honneur du jour et la joie de la Torah.

  48. 310

    La mitsva de se reposer à Roch Hachana

    Positive Lévitique 23:24

    Comme lors des autres fêtes, le repos du travail est destiné à libérer le cœur, car celui qui est pris par son labeur n’a pas le loisir de penser au sens du jour. Or Roch Hachana est le Jour du jugement, où D.ieu examine les actes de toutes Ses créatures, et il convient donc de s’y tenir libre de toute occupation et de porter notre pensée sur nos actes.

  49. 311

    Ne pas faire de travail le premier Tichri

    Négative Lévitique 23:24

    C’est par bonté envers Ses créatures que D.ieu examine leurs actes un jour chaque année, afin que les fautes ne s’accumulent pas jusqu’à ce que le monde, à D.ieu ne plaise, mérite la destruction, et tant qu’elles sont peu nombreuses Il penche vers la bonté. Ce jour est donc le maintien même du monde, et il convient d’en faire une fête, et puisqu’il est le Jour du jugement, il convient de s’y tenir avec plus de crainte qu’en toute autre fête. Et la terou’a, un son brisé, suggère que chacun doit briser son mauvais penchant et regretter ses actes.

  50. 312

    La mitsva du sacrifice additionnel de Roch Hachana

    Positive Lévitique 23:24

    L’homme est façonné par ses actes, car sa pensée ne s’attache à une chose que par l’action. C’est pourquoi la Torah a ordonné d’offrir à Roch Hachana un sacrifice particulier en l’honneur du jour, afin que, par l’action, nous portions notre cœur vers la grandeur et la sainteté du jour.

  51. 313

    La mitsva de jeûner le dix Tichri

    Positive Lévitique 23:27

    C’est par bonté que D.ieu a fixé un jour par an pour l’expiation des fautes, accompagnée du repentir. Le manger, le boire et les autres plaisirs du corps entraînent la matière vers le désir et détournent l’âme de la recherche de la vérité, et il ne convient pas de venir en jugement devant le Maître avec une âme alourdie et troublée. C’est pourquoi, en ce jour vénérable, nous faisons prévaloir l’âme sur le corps, afin qu’elle soit digne de recevoir son expiation.

  52. 314

    La mitsva du sacrifice additionnel de Yom Kippour

    Positive Lévitique 23:27

    Comme pour les autres sacrifices additionnels, l’homme est façonné par ses actes et sa pensée s’attache à une chose par l’action. C’est pourquoi la Torah a ajouté à Yom Kippour un sacrifice particulier en l’honneur du jour, afin que, par l’action, nous portions notre cœur vers la sainteté du jour et vers le grand bien que D.ieu nous y accorde.

  53. 315

    Ne pas faire de travail le dix Tichri

    Négative Lévitique 23:27

    À Yom Kippour, on cesse tout travail afin de n’être occupé par rien et de tourner toute notre pensée vers la demande de pardon et de grâce auprès du Maître de tout. C’est le jour destiné au pardon des fautes depuis la création du monde, et celui qui est pris par son travail ne peut y consacrer son cœur.

  54. 316

    Ne pas manger ni boire à Yom Kippour

    Négative Lévitique 23:29

    La nourriture et la boisson entraînent le corps vers le désir et obscurcissent l’âme, et celui qui vient en jugement devant D.ieu doit venir avec une âme limpide. C’est pourquoi à Yom Kippour, jour d’expiation et de repentir, nous nous abstenons de manger et de boire, afin que l’âme l’emporte sur la matière et soit prête à recevoir son expiation.

  55. 317

    La mitsva de s’abstenir de travail à Yom Kippour

    Positive Lévitique 23:32

    Au sens simple, le repos de Yom Kippour vient afin que nous ne soyons pris par aucune affaire et que nous mettions toute notre intention à demander pardon et grâce. C’est le jour que D.ieu a réservé à l’expiation des fautes depuis le jour où le monde a été créé, et il convient que nous lui consacrions tout notre cœur.

  56. 318

    La mitsva de se reposer le premier jour de Souccot

    Positive Lévitique 23:35

    Le repos du travail pendant la fête est destiné à nous laisser libres de nous souvenir des miracles que D.ieu a faits pour nos pères, d’en parler et de les raconter à nos enfants. Si le travail était permis, chacun se tournerait vers ses affaires et l’honneur de la fête serait oublié. De plus, grâce au repos, le peuple se rassemble dans les synagogues et les maisons d’étude pour entendre des paroles de Torah et apprendre les lois de la fête.

  57. 319

    Ne pas faire de travail le premier jour de Souccot

    Négative Lévitique 23:34

    La racine de l’interdiction du travail à Souccot est la même que pour les autres fêtes. Lorsque l’homme est libre des affaires du monde, il peut méditer sur le sens de la fête et louer D.ieu pour le bien qu’Il nous a fait, alors que celui qui est pris par son travail n’a le loisir de penser à rien.

  58. 320

    La mitsva du sacrifice additionnel de chacun des sept jours de Souccot

    Positive Lévitique 23:36

    Comme pour tous les sacrifices additionnels, l’homme est façonné par ses actes, et c’est pourquoi il nous a été ordonné d’accomplir une action particulière en l’honneur de la fête, afin de nous éveiller à porter notre cœur vers sa grandeur et vers le bien que D.ieu nous y a fait. Et les sages ont dit que les taureaux, dont le nombre diminue de jour en jour, suggèrent que par le mérite de cette mitsva les ennemis d’Israël diminueront.

  59. 321

    La mitsva de s’abstenir de travail le huitième jour de Souccot

    Positive Lévitique 23:36

    Le repos de Chemini Atséret est comme celui des autres fêtes de pèlerinage, afin que nous soyons libres de nos affaires pour méditer sur le sens de la fête et remercier D.ieu pour le bien qu’Il nous a fait. Et ce jour est une fête à part entière, et non seulement la clôture de Souccot.

  60. 322

    La mitsva du sacrifice additionnel de Chemini Atséret

    Positive Lévitique 23:36

    Chemini Atséret est une fête à part entière, et c’est pourquoi elle a son propre sacrifice additionnel. Et comme pour les autres sacrifices additionnels, une action particulière en l’honneur du jour éveille le cœur à sa sainteté, car l’homme est façonné par ses actes et sa pensée s’attache à une chose par l’action.

  61. 323

    Ne pas faire de travail le jour de Chemini Atséret

    Négative Lévitique 23:36

    L’interdiction du travail est la même pour toutes les fêtes, afin que nous soyons libres pour le sens du jour. Chemini Atséret est ainsi nommée parce qu’elle est la fin des fêtes, et les sages l’ont comparée à un roi qui dit à ses enfants - restez avec moi un jour de plus, car votre départ m’est pénible. C’est pourquoi elle est une fête à part entière, tout entière consacrée à D.ieu.

  62. 324

    La mitsva de prendre le loulav

    Positive Lévitique 23:40

    L’homme est façonné par ses actes, et c’est pourquoi D.ieu nous a donné des mitsvot qui l’occupent au bien. Les jours de la fête sont des jours de joie de la récolte, et la joie peut entraîner l’homme et lui faire oublier la crainte de D.ieu, aussi nous a-t-il été ordonné de tenir en main des espèces réjouissantes qui nous rappellent que toute notre joie est pour Lui. De plus, les quatre espèces ressemblent aux organes principaux de l’homme - l’étrog au cœur, le loulav à la colonne vertébrale, le myrte aux yeux et le saule aux lèvres - pour suggérer qu’il doit servir son Créateur de tout son corps et Le craindre même au moment de la joie.

  63. 325

    La mitsva de résider dans la souccah

    Positive Lévitique 23:42

    Le verset lui-même donne la raison - que nous nous souvenions des grands miracles que D.ieu a faits pour nos pères dans le désert, lorsqu’Il les a abrités des nuées de gloire afin que le soleil ne leur nuise pas le jour ni le froid la nuit. Certains expliquent qu’ils se firent de véritables cabanes. Et en nous souvenant de Ses prodiges, nous serons attentifs à Ses mitsvot et deviendrons dignes de recevoir Son bien, car D.ieu désire faire le bien.