Les mitsvot de la Torah, paracha par paracha

Lévitique

Les mitsvot de Metsora


D’après le Séfer HaHinoukh · un Lévite de Barcelone

Mitsvot dans la paracha: 11 Positives: 11 Négatives: 0

  1. 173

    La mitsva de la purification de la tsaraat avec des espèces déterminées

    Positive Lévitique 14:2

    Le cèdre, l’hysope et les oiseaux de la purification du métsora viennent lui enseigner l’humilité - s’il s’est enorgueilli comme le cèdre, qu’il s’abaisse comme l’hysope, et s’il a beaucoup médit, qu’il apporte des oiseaux qui gazouillent sans cesse. Et l’eau, par laquelle tout impur est purifié, doit faire que l’homme se voie après l’immersion comme s’il venait d’être créé, comme le monde entier n’était qu’eau avant la création de l’homme. Et de même que son corps s’est renouvelé, qu’il prenne à cœur de renouveler aussi ses actes pour le bien.

  2. 174

    La mitsva de raser le métsora le septième jour

    Positive Lévitique 14:9

    Comme pour l’immersion dans l’eau, ici aussi l’intention est que l’homme se voie comme s’il était créé aujourd’hui, ses cheveux commençant à repousser, et qu’il renouvelle ses actes pour le bien. Celui qui a rasé tous ses cheveux est bien nettoyé de toute souillure ; il convient donc que celui qui sort de l’impureté de la lèpre accomplisse sur son corps un acte de purification de toutes ses forces. Ainsi il purifiera aussi ses actes de toutes ses forces et les fera passer du mal au bien.

  3. 175

    La mitsva de l’immersion pour les impurs

    Positive Lévitique 14:9

    L’auteur du ’Hinoukh propose d’expliquer la chose simplement, comme il l’a écrit à propos de la purification du lépreux : après l’immersion, l’homme doit se voir comme créé à nouveau, de même que le monde entier était eau avant que l’homme ne soit créé. L’immersion contient aussi une allusion pour celui qui s’immerge : qu’il purifie son âme de toute faute, comme il est dans la nature de l’eau de nettoyer tout ce qu’on y lave.

  4. 176

    La mitsva du sacrifice du métsora guéri de sa tsaraat

    Positive Lévitique 14:10

    Le sacrifice est l’image de l’abaissement du penchant fautif du corps et de l’élévation de l’âme. La lèpre ne vient sur l’homme que parce qu’il s’est laissé entraîner par les désirs du corps, en paroles ou en actes ; il convient donc que le lépreux guéri en tire la leçon et apporte un sacrifice.

  5. 177

    La mitsva de l’impureté de la maison atteinte d’une plaie

    Positive Lévitique 14:35

    La lèpre des maisons n’est pas une chose naturelle, mais un signe et un prodige. Par amour pour Israël, D.ieu fait venir Sa réprimande d’abord sur ce qui est extérieur à leur corps - la maison, puis les vêtements - afin qu’ils se repentent avant d’être frappés dans leur corps. Les Sages ont dit aussi qu’au temps de la conquête du pays, D.ieu fit venir des plaies sur certaines maisons pour le bien de leurs propriétaires, afin qu’ils les démolissent et trouvent les trésors que les Amoréens y avaient cachés.

  6. 178

    La mitsva de l’impureté du zav, impur et qui rend impur

    Positive Lévitique 15:2

    D.ieu nous a éloignés des excès et nous a ordonné d’être saints et droits dans le manger et le boire et dans toutes les choses humaines. Les Sages enseignent que cette maladie vient généralement sur celui qui abuse de la nourriture et de la boisson et quitte la voie de la mesure ; c’est pourquoi la Torah l’a appelé impur, terme qui englobe tout ce qui est répugnant. Et en nous en éloignant, nous acquérons dans notre âme la qualité de droiture et d’équilibre dans toutes nos facultés.

  7. 179

    La mitsva du sacrifice du zav guéri de son écoulement

    Positive Lévitique 15:14

    Le sacrifice fait allusion à l’abaissement du penchant avide du corps et à l’élévation de l’âme rationnelle. Aussi le zav guéri doit-il reconnaître le mal de son désir et s’efforcer de toutes ses forces de redresser son corps ; par l’acte du sacrifice, il commence à en tirer la leçon.

  8. 180

    La mitsva de l’impureté de la semence, impure et qui rend impur

    Positive Lévitique 15:16

    L’auteur du ’Hinoukh explique que cela arrive à l’homme à cause de pensées de désir corporel ; c’est pourquoi la Torah a appelé le corps impur en un tel moment. La raison d’être essentielle de l’homme dans le monde est de comprendre par la sagesse et de servir son Créateur, et lorsqu’il apparaît qu’il a penché vers le désir matériel, il convient qu’il reste un jour dans son impureté. Ainsi ses pensées seront bien purifiées, et ce n’est qu’ensuite qu’il deviendra pur.

  9. 181

    La mitsva de l’impureté de la nidda, impure et qui rend impur

    Positive Lévitique 15:19

    L’auteur du ’Hinoukh écrit que D.ieu éloigne le peuple qu’Il a choisi de toute impureté, de toute souillure et de tout dommage. Comme il l’a écrit au sujet de l’accouchée, le corps est le réceptacle de l’âme, et D.ieu a écarté Son peuple de tout ce qui pourrait nuire au corps et l’affaiblir. De cette racine, la Torah a fixé des jours d’éloignement et d’impureté, jusqu’à ce que le corps soit purifié et retrouve sa pureté.

  10. 182

    La mitsva de l’impureté de la zava, impure et qui rend impur

    Positive Lévitique 15:25

    La racine de cette mitsva ressemble à la raison de l’impureté de l’accouchée. L’éloignement de la zava et son impureté visent à protéger les gens de la maladie qui est en elle, laquelle peut nuire, surtout à celui qui lui est le plus proche. D.ieu écarte Son peuple de tout ce qui nuit au corps, car le corps est le réceptacle de l’âme.

  11. 183

    La mitsva du sacrifice de la zava guérie de son écoulement

    Positive Lévitique 15:29

    La racine de cette mitsva ressemble à celle du sacrifice du zav. Le sacrifice fait allusion à l’abaissement du corps et à l’élévation de l’âme, et la femme guérie de sa maladie ouvre ainsi une page nouvelle : par l’acte du sacrifice, elle en tire la leçon et dirige son cœur vers D.ieu. Ainsi elle obtient l’expiation et peut de nouveau s’approcher des choses saintes.