Deutéronome
Les mitsvot de Reé
D’après le Séfer HaHinoukh · un Lévite de Barcelone
Mitsvot dans la paracha: 55 Positives: 17 Négatives: 38
- 436
La mitsva de détruire l’idolâtrie et ses accessoires
Positive Deutéronome 12:2
La mitsva vient effacer du monde le nom de l’idolâtrie et tout souvenir d’elle. C’est pourquoi il nous a été ordonné de détruire ses lieux de la manière qui les anéantit le plus vite, afin qu’il n’en reste aucune trace.
- 437
Ne pas détruire ce sur quoi Son Nom est inscrit
Négative Deutéronome 12:4
La racine de cette mitsva est évidente - lorsque les enfants d’Israël s’approchent des choses saintes avec crainte et révérence, une grande crainte de D.ieu entre dans leur cœur. C’est pourquoi il est interdit de détruire ou d’effacer Son Nom et les choses sur lesquelles Son Nom est invoqué, afin que leur honneur soit préservé dans nos cœurs.
- 438
La mitsva d’apporter toutes ses offrandes votives à la première fête de pèlerinage
Positive Deutéronome 12:5
Il ne convient pas à l’homme de tarder à accomplir ce qu’il a fait vœu de faire, de même que les hommes s’empressent d’exécuter les ordres des rois de la terre, et à plus forte raison ceux du Roi des rois. La Torah ne l’a pourtant pas obligé à monter aussitôt, pour que les gens ne s’abstiennent pas de faire des vœux et des offrandes volontaires, mais elle lui a ordonné d’acquitter son vœu à la première fête de pèlerinage, lorsqu’il monte de toute façon à la Maison de D.ieu.
- 439
Ne pas offrir de sacrifice hors du parvis du Temple
Négative Deutéronome 12:13
D.ieu a fixé pour Israël un lieu unique où apporter leurs sacrifices et préparer leur cœur, et par la grandeur du lieu et la crainte qu’il inspire les cœurs s’attendrissent et s’humilient pour accepter pleinement la royauté céleste. C’est pourquoi Il a interdit d’offrir ailleurs, afin que nous ayons une expiation complète. De plus, D.ieu n’a permis de mettre à mort les animaux que pour l’expiation ou pour les besoins de l’homme, et celui qui offre hors du lieu choisi verse le sang sans utilité ; c’est pourquoi l’Écriture le lui compte comme une effusion de sang.
- 440
La mitsva d’offrir tous les sacrifices au Temple
Positive Deutéronome 12:14
Lorsqu’il existe dans le monde un lieu unique réservé aux sacrifices et que les hommes y viennent sans cesse chercher D.ieu, ce lieu se sanctifie, et la faveur de D.ieu et l’abondance de Sa bénédiction reposent sur lui. À sa vue, les cœurs sont saisis de crainte et s’attendrissent, et chacun se détourne de sa mauvaise voie et de l’injustice de ses mains. Si tous les lieux convenaient aux sacrifices, aucun d’eux ne serait ainsi, et au-delà de cette raison simple, la chose renferme des secrets merveilleux.
- 441
La mitsva de racheter les animaux consacrés devenus atteints d’un défaut
Positive Deutéronome 12:15
C’est par bonté envers nous que D.ieu nous a permis de profiter d’un animal de sacrifice atteint d’un défaut, bien qu’il ait déjà été consacré à Son Nom. Il n’est pas pointilleux avec Ses créatures au point de dire : ne touchez pas à ce qui a été à Moi, ne serait-ce qu’un instant. Il a même accru Sa bonté en en faisant une mitsva positive, car s’Il l’avait seulement laissé à notre gré, peut-être nous serions-nous abstenus par piété, et maintenant qu’il y a là une mitsva, aucune hésitation ne demeure dans notre cœur.
- 442
Ne pas manger la seconde dîme du grain hors de Jérusalem
Négative Deutéronome 12:17
La seconde dîme ne se mange qu’à Jérusalem, siège du Sanhédrin, de la sagesse et de la Torah, afin que son propriétaire y monte étudier la Torah ou y envoie l’un de ses fils étudier et se nourrir de ces produits. Ainsi, chaque maison d’Israël comptera un homme sage et versé dans la Torah qui enseignera toute sa maisonnée, et la terre sera remplie de la connaissance de D.ieu.
- 443
Ne pas manger la seconde dîme du vin hors de Jérusalem
Négative Deutéronome 12:17
Comme la dîme du grain, la seconde dîme du vin est destinée à n’être mangée qu’à Jérusalem, lieu de la Torah et de la sagesse. Celui qui y monte pour manger ses produits étudie lui-même la Torah ou y envoie son fils étudier, et ainsi se multiplient dans chaque maison d’Israël des connaisseurs de la Torah qui enseignent aux leurs à craindre D.ieu.
- 444
Ne pas manger la seconde dîme de l’huile hors de Jérusalem
Négative Deutéronome 12:17
La seconde dîme de l’huile, elle aussi, ne se mange qu’à Jérusalem, pour attacher le cœur de son propriétaire au lieu où siègent les sages de la Torah. En y montant avec ses produits, il étudie lui-même ou y installe l’un de ses fils pour étudier, et ainsi chaque maison d’Israël a quelqu’un qui enseigne aux siens à marcher dans les voies de D.ieu.
- 445
Ne pas manger un premier-né sans défaut hors de Jérusalem
Négative Deutéronome 12:17
Le premier-né est donné à D.ieu pour que nous sachions que tout Lui appartient et que l’homme ne possède rien en ce monde sinon ce que D.ieu lui attribue dans Sa bonté, et aussi en souvenir du miracle qu’Il a fait pour nous lors de la plaie des premiers-nés. C’est pourquoi il est saint et n’est mangé que par les cohanim, serviteurs de D.ieu, et seulement dans le lieu de sainteté, à Jérusalem, et non par un profane ni en un autre lieu.
- 446
Ne pas manger les saintetés majeures hors du parvis du Temple
Négative Deutéronome 12:17
Chaque sacrifice est mangé en un lieu particulier, afin que ceux qui le mangent tournent leur cœur vers l’expiation pour laquelle il est mangé, comme l’ont dit les sages : les cohanim mangent et les propriétaires obtiennent l’expiation. S’ils le mangeaient ailleurs, leur esprit se détournerait de l’essentiel.
- 447
Ne pas manger la viande de l’holocauste
Négative Deutéronome 12:17
L’homme qui faute sort pour un temps du domaine de la raison et devient semblable à l’animal, c’est pourquoi il apporte un corps de chair semblable au sien et le brûle dans le lieu saint, pour graver dans son cœur qu’un corps sans raison périt et se réduit à néant. L’holocauste est entièrement à D.ieu et son souvenir est effacé tout entier, c’est pourquoi il est interdit d’en manger quoi que ce soit, l’interdit découlant de cette même raison.
- 448
Ne pas manger les saintetés mineures avant l’aspersion du sang
Négative Deutéronome 12:17
La mitsva nous enseigne à toujours faire passer le bien de l’âme avant le bien du corps, en toute chose au monde. C’est pourquoi il ne convient pas que le corps jouisse de la consommation du sacrifice avant que son sang ait été aspergé, car ce sang vient expier pour l’âme.
- 449
Que le cohen ne mange pas les prémices avant qu’elles soient déposées dans le parvis du Temple
Négative Deutéronome 12:17
Apporter les prémices à la Maison de D.ieu vise à placer la parole de D.ieu au sommet de notre joie et à nous rappeler que toutes les bénédictions du monde nous viennent de Lui. En reconnaissant Sa royauté et en Le remerciant pour les fruits, nous devenons dignes de la bénédiction. C’est pourquoi elles sont données aux cohanim, serviteurs de D.ieu, et on ne peut en manger avant qu’elles aient été déposées dans la cour du Temple devant D.ieu.
- 450
Ne pas délaisser le lévite en le privant de ses dons
Négative Deutéronome 12:19
D.ieu a voulu qu’Israël soit un peuple sage et intelligent, c’est pourquoi Il a mis à part une tribu entière, celle de Lévi, sans part de terre et sans travail des champs, afin qu’elle consacre son temps à l’étude et à la compréhension des voies de D.ieu, et enseigne Ses lois à ses frères en tout lieu. Puisque tout Israël doit rechercher la Torah de leur bouche, D.ieu a voulu que leurs frères pourvoient à leur subsistance, de peur que leur sagesse ne se perde faute de moyens. Et la Torah rappelle aux propriétaires de la terre que D.ieu Lui-même est l’héritage du lévite, c’est pourquoi ils ne doivent ni s’élever au-dessus de lui ni l’abandonner.
- 451
La mitsva de la che’hita
Positive Deutéronome 12:21
C’est par le cou que sort la plus grande partie du sang du corps, c’est pourquoi il nous a été ordonné d’y abattre l’animal avant de le manger, afin que son sang s’écoule et que nous ne mangions pas la vie avec la chair. De plus, l’abattage au cou avec un couteau vérifié vise à ne pas faire souffrir les êtres vivants plus que nécessaire. La Torah les a permis à l’homme en raison de son rang supérieur, pour sa nourriture et tous ses besoins, mais non pour les faire souffrir inutilement.
- 452
Ne pas manger un membre prélevé sur un animal vivant
Négative Deutéronome 12:23
La mitsva vise à ce que nous n’habituions pas notre âme à la cruauté, trait des plus méprisables, et il n’est pas de plus grande cruauté que de couper un membre ou de la chair d’un être vivant encore en vie pour le manger. Lorsque nous acquérons de bonnes qualités et nous éloignons des mauvaises, nous nous attachons au bien, et le D.ieu bon désire faire le bien, c’est pourquoi Il ordonne à Son peuple de choisir le bien.
- 453
La mitsva d’apporter au Temple ce qui est consacré
Positive Deutéronome 12:26
Les sacrifices consacrés hors de la Terre doivent eux aussi être apportés au lieu que D.ieu a choisi, pour la même raison que tous les sacrifices ne sont offerts que là. Un lieu unique où l’on vient sans cesse chercher D.ieu se sanctifie, la bénédiction de D.ieu repose sur lui, et à sa vue les cœurs s’attendrissent et se détournent de leurs mauvaises voies. Peut-être une mitsva particulière a-t-elle été donnée à ce sujet parce que les apporter de loin demande un effort plus grand.
- 454
Ne pas ajouter aux mitsvot ni à leur interprétation
Négative Deutéronome 13:1
D.ieu, qui nous a prescrit la Torah, est parfait au plus haut degré, et toutes Ses œuvres et Ses commandements sont complets et bons. C’est pourquoi tout ajout est un défaut et non une amélioration, et à plus forte raison tout retranchement.
- 455
Ne pas retrancher des mitsvot de la Torah
Négative Deutéronome 13:1
Les commandements de D.ieu sont complets et bons tels qu’Il les a donnés, et rien en eux n’est superflu. Celui qui en retranche porte atteinte à la perfection que D.ieu a établie, et si y ajouter est un défaut, en retrancher l’est à plus forte raison.
- 456
Ne pas écouter celui qui prophétise au nom d’une idole
Négative Deutéronome 13:4
Les hommes se trompent sans cesse, et leur esprit n’atteint pas aisément la vérité entière. La Torah a craint qu’à cause des arguments mensongers de celui qui prophétise au nom de l’idolâtrie, et d’une longue discussion avec lui, l’homme ne se laisse séduire par ses paroles, ou du moins ne doute en son cœur ne serait-ce qu’une heure. Bien que ses paroles ne puissent tenir qu’un moment et que la vérité révèle son mensonge, la Torah a eu pitié de nous, pour que nous ne perdions pas même une heure de notre vie dans un doute aussi mauvais.
- 457
Ne pas aimer l’incitateur
Négative Deutéronome 13:9
Comme pour la mitsva précédente, la Torah sait que l’esprit humain est enclin à l’erreur, et celui qui est proche par le cœur de quelqu’un qui l’incite à l’idolâtrie risque de prêter l’oreille à ses paroles. C’est pourquoi il nous est interdit de l’aimer, afin que l’affection n’ouvre pas la porte au doute dans la foi.
- 458
Ne pas renoncer à haïr l’incitateur
Négative Deutéronome 13:9
Comme les deux mitsvot précédentes, celle-ci vient elle aussi éloigner tout ce qui touche à l’idolâtrie, afin que nous n’y trébuchions d’aucune façon. Si celui qu’on a tenté d’entraîner renonçait à se tenir à distance de l’incitateur, il se rapprocherait de lui et risquerait d’être entraîné par ses paroles.
- 459
Ne pas sauver l’incitateur
Négative Deutéronome 13:9
Cette mitsva découle elle aussi de la racine des mitsvot précédentes sur l’incitateur, qui toutes visent à éloigner de nous tout ce qui touche à l’idolâtrie. Celui qui a tenté de détourner son prochain du service de D.ieu a commis une faute très grave, et la Torah a ordonné à celui qu’il a tenté d’entraîner de ne pas l’épargner, afin que chacun comprenne à quel point cette chose doit être éloignée du peuple d’Israël.
- 460
Ne pas plaider en faveur de l’incitateur
Négative Deutéronome 13:9
Comme les autres mitsvot sur l’incitateur, celle-ci vient elle aussi éloigner tout ce qui touche à l’idolâtrie. Celui qui a tenté d’y entraîner les autres ne mérite pas que celui qu’il a incité plaide en sa faveur, afin que cette faute grave ne paraisse pas légère aux yeux du peuple et ne semble pas une chose que l’on puisse défendre.
- 461
Ne pas s’abstenir de témoigner contre l’incitateur
Négative Deutéronome 13:9
Cette mitsva découle elle aussi de la même racine, éloigner l’idolâtrie de tous côtés, c’est pourquoi celui qui connaît un élément à charge contre l’incitateur n’a pas le droit de se taire. Et de la multitude des avertissements sur l’incitateur, on peut apprendre qu’il est permis de haïr les méchants qui ont tant corrompu leurs actes qu’il n’y a plus d’espoir pour eux, qui n’écoutent pas les reproches et ne cherchent qu’à nuire, comme l’a dit le roi David : ceux qui Te haïssent, ô D.ieu, ne les haïrais-je pas ?
- 462
N’inciter personne en Israël à l’idolâtrie
Négative Deutéronome 13:12
La raison de cette mitsva est évidente pour tous. L’idolâtrie est la plus grave de toutes les fautes, et celui qui y incite son prochain ne pèche pas seulement lui-même, il cherche à détourner une autre âme du service de D.ieu, c’est pourquoi la Torah a averti que nul en Israël ne commette un tel mal.
- 463
La mitsva d’interroger soigneusement les témoins
Positive Deutéronome 13:15
Le jugement doit reposer sur une vérité entière, c’est pourquoi il nous a été ordonné d’interroger les témoins de façon approfondie et d’enquêter avec soin, afin de ne pas nous hâter dans le jugement et de ne pas faire mourir l’innocent ni lui faire perdre ses biens. La Torah répète l’ordre en des termes différents, rechercher, enquêter, bien interroger, pour nous avertir fortement, car c’est un pilier solide dont dépend la vie des hommes.
- 464
La mitsva de brûler la ville entraînée à l’idolâtrie et de mettre à mort ses habitants
Positive Deutéronome 13:17
Les habitants d’une ville qui se sont accordés pour abandonner le service de D.ieu et servir les idoles ont conclu un accord mauvais et des plus abjects. Il convient d’effacer leur nom et d’anéantir leur souvenir du monde, afin qu’il ne reste d’eux aucune trace, et il n’est pas de destruction plus complète que le feu.
- 465
Ne pas rebâtir la ville entraînée à l’idolâtrie
Négative Deutéronome 13:17
Une ville dont les habitants se sont accordés pour servir les idoles mérite que son souvenir soit effacé du monde. C’est pourquoi il est interdit de la reconstruire en tant que ville, afin qu’il ne reste au monde aucun lieu qui rappelle cet accord mauvais.
- 466
Ne pas tirer profit des biens de la ville entraînée à l’idolâtrie
Négative Deutéronome 13:18
L’interdiction de profiter des biens de la ville égarée procède de la même raison : le souvenir d’une ville qui a abandonné le service de D.ieu doit être entièrement effacé. Tout son butin est brûlé avec elle et nul ne peut rien en prendre, afin qu’il n’en reste rien.
- 467
Ne pas se faire d’entailles, comme les idolâtres
Négative Deutéronome 14:1
La mitsva vise à ce que nous ne fassions rien qui ressemble aux pratiques des idolâtres. Et il nous a été interdit de nous entailler pour un mort, car il ne sied pas au peuple élu, dépositaire de la sagesse de la Torah, de s’affliger de l’œuvre de D.ieu au-delà de ce qu’Il nous a ordonné. Abîmer son corps comme des insensés n’est pas la voie des sages et des gens avisés, et c’est de là que les sages ont appris qu’on ne doit pas porter le deuil d’un mort à l’excès.
- 468
Ne pas se faire de tonsure pour un mort
Négative Deutéronome 14:1
Comme l’interdiction de s’entailler, celle de se faire une tonsure pour un mort vise à ce que nous ne ressemblions pas aux idolâtres dans leurs coutumes. De plus, il ne sied pas à un peuple qui a reçu la sagesse de la Torah de défigurer son corps par excès de chagrin devant l’œuvre de D.ieu, mais de s’affliger seulement comme Il nous l’a ordonné.
- 469
Ne pas manger d’animaux consacrés devenus impropres
Négative Deutéronome 14:3
La Torah nous tient à l’écart des choses saintes, pour que nous ne nous en approchions ni ne les touchions, afin d’implanter dans notre cœur la crainte des choses saintes et de les rendre précieuses à nos yeux. Ainsi notre esprit s’éveille et notre cœur s’attendrit, et un esprit ferme se renouvelle en nous lorsque nous venons demander pardon pour nos fautes, et D.ieu nous exauce et nous sauve de toutes nos détresses.
- 470
La mitsva d’examiner les signes des oiseaux
Positive Deutéronome 14:11
Le corps est l’instrument de l’âme, et tout dommage au corps altère une part de l’activité de l’esprit, c’est pourquoi la Torah nous a éloignés des aliments interdits, même lorsque nous ignorons en quoi ils nuisent, car le Médecin fidèle qui nous les a prescrits est plus sage que nous tous. Et puisque certains oiseaux nous ont été interdits, il convient et il est nécessaire de vérifier avec soin les signes de l’oiseau avant d’en manger, comme pour toute chose frappée d’un interdit.
- 471
Ne pas manger d’insectes volants
Négative Deutéronome 14:19
Le corps est l’instrument par lequel l’âme agit, et lorsqu’il est lésé, l’activité de l’esprit en pâtit aussi. C’est pourquoi la Torah parfaite nous a éloignés de tout aliment nuisible, et s’il existe des aliments dont le tort nous est inconnu, à nous comme aux médecins, il ne faut pas s’en étonner, car Celui qui nous a ordonné est plus sage qu’eux tous.
- 472
Ne pas manger la viande du bétail, de la bête sauvage ou de l’oiseau morts d’eux-mêmes
Négative Deutéronome 14:21
Comme pour l’animal déchiré, la raison simple de l’interdit de la bête morte d’elle-même est que le corps est l’instrument de l’âme, et que tout défaut en lui altère aussi l’activité de l’esprit. C’est pourquoi la Torah nous a éloignés de la viande nuisible au corps, et le Médecin fidèle connaît ce tort même quand nous ne le comprenons pas, et Il n’a pas révélé les raisons, pour que personne ne vienne dire que l’interdit ne le concerne pas.
- 473
La mitsva de la seconde dîme
Positive Deutéronome 14:22
Le verset lui-même en donne la raison : afin que tu apprennes à craindre D.ieu tous les jours. La seconde dîme se mange à Jérusalem, siège du Sanhédrin et de la Torah, et son propriétaire y monte pour étudier, ou y installe l’un de ses fils pour étudier et se nourrir de ces produits. Ainsi, dans chaque maison d’Israël, il se trouvera quelqu’un pour enseigner aux siens la Torah et la crainte du Ciel.
- 474
La mitsva de prélever la dîme du pauvre
Positive Deutéronome 14:28
D.ieu a voulu que Ses créatures s’exercent à la bonté et à la miséricorde, qualité louable, et qu’en s’affinant par de bonnes qualités elles deviennent dignes de recevoir le bien. D.ieu Lui-même pourrait pourvoir à tout ce qui manque au pauvre, mais dans Sa bonté Il a fait de nous Ses envoyés, afin de nous donner du mérite.
- 475
Ne pas réclamer une dette sur laquelle est passée la septième année
Négative Deutéronome 15:2
La remise des dettes enseigne à notre âme la générosité et le regard bienveillant, et ancre dans notre cœur une grande confiance en D.ieu. Elle est aussi une clôture solide contre le vol et la convoitise : si la Torah nous a ordonné de remettre même une dette qui nous est due, à plus forte raison devons-nous nous tenir loin de tout ce qui ne nous appartient pas. C’est pourquoi celui qui réclame sa dette après la remise défait tout ce que la mitsva vient enseigner.
- 476
La mitsva de réclamer sa dette à l’étranger
Positive Deutéronome 15:3
La mitsva vise à ce que nous n’habituions pas notre âme à une compassion et à une pitié envers ceux qui sont hors de l’alliance telles que nous en venions à suivre leurs actes et leurs conseils. Le Ramban estime que ce n’est pas véritablement une mitsva positive, et que l’essentiel du verset est de nous avertir de faire preuve de compassion envers nos frères d’Israël et de ne pas les presser.
- 477
La mitsva de remettre toutes ses dettes la septième année
Positive Deutéronome 15:3
La remise des dettes enseigne à notre âme les nobles qualités de la générosité et du regard bienveillant, et ancre dans notre cœur une grande confiance en D.ieu, et alors notre âme devient apte à recevoir le bien et la bénédiction du Maître de tout. Elle est aussi une clôture solide et un mur de fer contre le vol et la convoitise, car si la Torah a ordonné au prêteur de remettre même ce qu’il a lui-même prêté, à plus forte raison devons-nous nous tenir loin de tout ce qui appartient à notre prochain.
- 478
Ne pas endurcir son cœur envers le pauvre
Négative Deutéronome 15:7
D.ieu veut que Ses créatures s’exercent à la bonté et à la miséricorde, et deviennent ainsi dignes de recevoir Ses bienfaits. Il pourrait pourvoir au manque du pauvre sans nous, mais dans Sa bonté Il a fait de nous Ses envoyés pour nous donner du mérite, c’est pourquoi il nous est interdit d’endurcir notre cœur et de fermer notre main devant notre frère pauvre.
- 479
La mitsva de la tsédaka
Positive Deutéronome 15:8
D.ieu a voulu que Ses créatures soient instruites et habituées à la bonté et à la miséricorde, et qu’en s’affinant par de bonnes qualités elles deviennent dignes de la bénédiction, car le bien et la bénédiction reposent toujours sur ce qui est bon. D.ieu pourrait Lui-même nourrir le pauvre, mais par Sa bonté Il a fait de nous Ses envoyés, afin de nous donner du mérite.
- 480
Ne pas refuser de prêter à l’approche de l’année de la chemita
Négative Deutéronome 15:9
La mitsva vient renforcer et ancrer la générosité dans notre cœur et bannir totalement l’avarice, et nul n’est aussi généreux que celui qui prête son argent en sachant que l’année de chemita approche et risque de lui faire perdre son prêt. Celui qui répand ses biens aux nécessiteux ne fait que s’enrichir, car D.ieu accorde à l’homme de Sa bénédiction selon ses actes. L’avarice est un mur de fer entre l’homme et la bénédiction, tandis que la générosité est elle-même une part de la bénédiction.
- 481
Ne pas renvoyer l’esclave hébreu les mains vides
Négative Deutéronome 15:13
Comme la mitsva de gratifier l’esclave, cet interdit vise lui aussi à ce que nous acquérions dans notre âme des qualités nobles et précieuses, et qu’avec une âme précieuse nous méritions le bien. Notre honneur et notre gloire sont d’avoir pitié de celui qui nous a servis et de lui donner de nos biens par bonté, c’est pourquoi il est interdit de renvoyer l’esclave les mains vides.
- 482
La mitsva de gratifier l’esclave hébreu à sa libération
Positive Deutéronome 15:14
La mitsva vise à ce que nous acquérions dans notre âme des qualités nobles et précieuses, et qu’avec une âme précieuse et élevée nous méritions le bien, car le D.ieu bon désire faire du bien à Son peuple. Notre honneur et notre gloire sont d’avoir pitié de celui qui nous a servis et de le gratifier de nos biens par bonté, au-delà de ce que nous nous étions engagés à lui donner comme salaire.
- 483
Ne pas faire travailler les animaux consacrés
Négative Deutéronome 15:19
La Torah nous tient éloignés des choses consacrées et de leur usage, afin d’implanter dans notre cœur la crainte des choses saintes et de les rendre précieuses à nos yeux. Lorsqu’un homme prend garde de ne pas faire travailler un animal consacré à D.ieu, son esprit s’éveille et son cœur s’attendrit, et il est plus apte à demander pardon et à être exaucé.
- 484
Ne pas tondre la laine des animaux consacrés
Négative Deutéronome 15:19
Comme l’interdiction de faire travailler les animaux consacrés, celle de les tondre vise à nous éloigner de l’usage de ce qui a été consacré à D.ieu. Ainsi la crainte du sacré se conserve dans notre cœur, et les choses consacrées deviennent précieuses à nos yeux, et non profanes.
- 485
Ne pas manger de ’hamets après midi le quatorze Nissan
Négative Deutéronome 16:3
L’interdit du ’hamets à Pessa’h est particulièrement grave, car la sortie d’Égypte est un signe et une preuve de la création du monde, le grand pilier sur lequel repose toute la Torah, c’est pourquoi toute mitsva qui rappelle la sortie d’Égypte est très grave et très chère à nos yeux. En raison de cette gravité, la Torah nous a ordonné de commencer l’interdit six heures avant le moment du miracle, afin que nous comprenions la grandeur de la mitsva en voyant la Torah lui dresser une clôture.
- 486
Ne pas laisser de la viande du sacrifice de fête jusqu’au troisième jour
Négative Deutéronome 16:4
La mitsva de Pessa’h est un fondement solide de notre Torah, c’est pourquoi il nous a été ordonné de faire du jour de son sacrifice un jour de joie, et il n’est pas de joie complète pour les hommes sans abondance de viande. C’est pourquoi on ne doit pas laisser jusqu’au troisième jour la viande abattue en l’honneur de la joie de Pessa’h, mais la manger en son temps et multiplier ainsi la joie. De plus, la viande sainte dont le temps est passé est entièrement brûlée, et il y a là aussi une allusion à la confiance en D.ieu : l’homme ne doit pas trop s’inquiéter de mettre de côté sa nourriture pour le lendemain.
- 487
Ne pas offrir le sacrifice pascal sur un autel privé
Négative Deutéronome 16:5
La mitsva vient ancrer dans notre âme la grandeur de Pessa’h et le prix de sa mitsva. L’honneur de la mitsva et son rayonnement sont plus grands lorsque tous l’accomplissent ensemble en un lieu fixé, et non chacun là où il le souhaite.
- 488
La mitsva de se réjouir pendant les fêtes
Positive Deutéronome 16:14
La nature humaine a besoin de se réjouir de temps à autre, comme elle a besoin de nourriture, de repos et de sommeil. D.ieu a voulu nous donner du mérite et nous a ordonné de nous réjouir pour Lui, et Il a fixé pour nous des fêtes où nous rappeler les miracles et les bienfaits dont Il nous a comblés. Lorsque la joie est pour Lui et en Son souvenir, cette pensée nous garde de nous écarter, dans notre joie, du droit chemin.
- 489
La mitsva de se présenter au Temple lors des fêtes de pèlerinage
Positive Deutéronome 16:16
Trois fois par an, tout Israël vient à la Maison de D.ieu, afin de voir et de prendre à cœur, par l’acte du sacrifice qui éveille les cœurs, qu’ils sont tous la part de D.ieu et Son héritage, un peuple saint choisi pour garder Ses lois. En venant, ils sont comme des serviteurs qui entrent sous l’abri du toit de leur Maître, et par cet acte la crainte et l’amour de D.ieu se fixent dans leur cœur, et ils méritent Sa bonté et Sa bénédiction.
- 490
Ne pas monter au Temple pour la fête sans sacrifice
Négative Deutéronome 16:16
Comme la mitsva de se présenter au Temple, l’interdiction de venir pour la fête sans sacrifice vise à ce que l’acte du sacrifice éveille le cœur d’Israël. En venant à la Maison de D.ieu un sacrifice à la main, ils reconnaissent qu’ils sont Ses serviteurs et Son héritage, et ainsi la crainte et l’amour de D.ieu se fixent dans leur cœur.